Démence : quelles aides financières pour la personne atteinte et ses proches
État : 26 juillet 2026
Un diagnostic de démence change beaucoup de choses — aussi financièrement. Et c'est là que se produit l'erreur la plus fréquente : beaucoup de familles croient que les prestations en argent n'existent qu'à partir du moment où des soins physiques deviennent nécessaires. C'est faux. Voici les droits, dans l'ordre.
L'allocation pour impotent — aussi en cas de démence
L'allocation pour impotent ne présuppose pas de fragilité physique : est impotent aussi qui a durablement besoin de surveillance, d'instructions ou d'accompagnement au quotidien — en cas de démence, c'est souvent le cas plus tôt que les familles ne le pensent. Les montants : à l'AVS 252, 630 ou 1'008 francs par mois selon le degré ; avant l'âge AVS, l'AI verse à domicile 504, 1'260 ou 2'016 francs. Revenu et fortune ne jouent aucun rôle.
Important pour le calendrier : le droit suppose un besoin d'aide existant — depuis six mois au moins à l'AVS, depuis un an à l'AI. Plus tôt vous documentez le quotidien et déposez la demande, plus tôt l'argent arrive.
→ Tout sur l'allocation pour impotent
Bonifications pour tâches d'assistance : protéger votre rente
Si vous prenez en charge un·e proche atteint·e de démence qui touche une allocation pour impotent — chaque degré suffit, même faible —, vous pouvez faire créditer chaque année des bonifications pour tâches d'assistance sur votre propre compte AVS : un revenu fictif de 45'360 francs par an, qui augmente votre future rente. La bonification ne vient pas automatiquement — à faire valoir chaque année auprès de la caisse de compensation.
→ Bonifications pour tâches d'assistance
Être payé·e pour aider : possible aussi en cas de démence
L'engagement Spitex pour proches aidants ne vaut pas que pour l'hygiène corporelle : les soins de base rémunérés comprennent, en cas de maladie psychique, l'aide à la structuration de la journée et à l'orientation — le cœur de l'accompagnement en cas de démence. Vous pouvez vous faire engager et salarier par une organisation de soins à domicile.
→ Engagement par une Spitex · Le tour d'horizon : être payé pour aider
Quand les coûts augmentent : les prestations complémentaires
La démence rend la vie plus chère — accompagnement, relève, plus tard peut-être un home. Si la rente et les revenus ne couvrent pas les coûts, les prestations complémentaires interviennent, un droit. Dans plusieurs cantons, l'aide et les soins apportés par des proches peuvent aussi être remboursés par ce biais.
Versements cantonaux directs
Plusieurs cantons versent directement aux proches aidants — la démence n'y est pas un cas particulier, ce qui compte est l'impotence : Lucerne verse par exemple l'allocation de reconnaissance de 800 francs par an pour chaque degré d'impotence, sans examen des ressources. Votre page cantonale montre ce que connaît votre canton.
→ Allocation de reconnaissance LU
Le conseil le plus important : s'annoncer tôt
En cas de démence, l'état se dégrade insidieusement — et qui s'annonce tard ne reçoit les prestations que de manière limitée rétroactivement. Demander l'allocation pour impotent seulement à un stade avancé, c'est souvent renoncer à des mois ou des années de prestations.
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