Être payé pour s'occuper d'un proche – est-ce possible ?
État : 25 juillet 2026
En bref : oui, l'aide à un proche peut être rémunérée – mais il n'existe pas de « salaire de proche aidant » unique qu'il suffirait de demander. La voie qui vous concerne dépend de votre situation et de votre canton de domicile. Ce tour d'horizon présente les quatre voies réalistes – honnêtement, sans promesses.
Voie 1 : engagement par une organisation Spitex
La voie la plus importante à l'échelle suisse : si vous prodiguez à domicile des soins de base à un proche (hygiène corporelle, se lever et se mobiliser, manger et boire – ou, en cas de maladie psychique, structuration de la journée et orientation), vous pouvez être engagé·e par une organisation Spitex. L'assurance-maladie (assurance de base obligatoire, AOS) rémunère cette prestation – le tarif fédéral est de 52.60 francs de l'heure. Le Tribunal fédéral l'a expressément confirmé, et aucune formation en soins n'est requise.
Point important et honnête : il s'agit d'un engagement auprès de l'organisation. Ce qui vous revient comme salaire est fixé par la Spitex – les 52.60 francs sont le tarif de la caisse, pas automatiquement votre salaire horaire. De nombreux cantons ajoutent leurs propres règles (contributions supplémentaires, exigence ou non d'un cours CRS, couverture des coûts résiduels).
→ Les bases : Engagement par une Spitex. Les détails cantonaux sous Votre canton.
Voie 2 : allocations cantonales directes
Certains cantons versent directement – à la personne aidante ou à la personne aidée, en plus de la Confédération. Cela varie fortement d'un canton à l'autre ; quelques exemples :
- Vaud – une allocation directe pour les proches, échelonnée selon le degré. → Aide à l'entourage
- Lucerne – une allocation de reconnaissance de 800 francs par an, pour tout degré d'impotence et sans examen des ressources. → Allocation de reconnaissance
- Tessin – une contribution de soutien où la personne aidée est elle-même l'employeuse. → Aiuto diretto
- Bâle-Ville – une contribution cantonale aux soins à domicile. → Contribution aux soins
Pour savoir si votre canton connaît une telle allocation, consultez votre page cantonale.
Voie 3 : modèles d'assistance – la personne aidée engage
Si la personne aidée touche une allocation pour impotent de l'AI, elle peut engager elle-même une personne d'assistance via la contribution d'assistance de l'AI. L'obstacle décisif : pour la contribution d'assistance fédérale, les parents en ligne directe et les conjoints sont exclus – votre propre fille ou votre mari ne peuvent donc pas être rémunérés par cette voie.
→ Contribution d'assistance de l'AI
Certains cantons vont plus loin : Berne par exemple rémunère, via son budget d'assistance cantonal, aussi les proches en ligne directe – une voie que la Confédération ferme. De tels budgets d'assistance cantonaux existent dans d'autres cantons ; vous les trouverez sur la page cantonale.
Voie 4 : via les prestations complémentaires
Si la personne aidée touche des prestations complémentaires, les frais d'aide et de soins par des proches peuvent en partie être remboursés à ce titre (comme frais de maladie et de soins reconnus). C'est réglé au niveau cantonal et généralement soumis à conditions – Genève par exemple connaît un tel remboursement. Pour la question de principe du droit, un coup d'œil aux prestations complémentaires est utile.
Ce qu'il faut savoir
- Le lien de parenté est souvent décisif. Certaines voies ne sont ouvertes qu'aux personnes non apparentées (contribution d'assistance fédérale), d'autres justement à la propre famille (engagement Spitex, nombreux modèles cantonaux).
- Pas de double financement. Les prestations fédérales et cantonales sont en règle générale imputées les unes sur les autres – on ne cumule pas tout.
- Revenu généralement imposable. Les allocations directes et les salaires sont en principe soumis à l'impôt.
Quelle voie vous concerne ?
Cela dépend de qui vous aidez, de votre lien de parenté, des prestations que la personne aidée touche déjà et de votre canton. C'est précisément ce que vérifie le test gratuit en une dizaine de minutes – avec montants, sources et services compétents.